Un homme qui regarde un moteur puretech sous le capot d'une voiture

Quel moteur PureTech choisir pour votre voiture ?

Les motorisations essence PureTech du groupe Stellantis équipent aujourd’hui une large partie de la gamme Peugeot, Citroën et DS. Face aux versions 82, 110 ou 130 chevaux, difficile de s’y retrouver sans connaître les spécificités de chaque bloc. Votre usage quotidien, votre budget et vos trajets habituels orientent naturellement ce choix vers l’une ou l’autre de ces trois puissances.

Les motorisations PureTech : trois cylindrées pour différents profils

La gamme des moteurs PureTech du groupe Stellantis (anciennement PSA) se décline en plusieurs puissances adaptées aux besoins variés des automobilistes. Le PureTech 82 chevaux équipe principalement les citadines comme la Peugeot 208 ou la Citroën C3 en version d’entrée de gamme. Cette motorisation trois cylindres de 1,2 litre offre un rapport consommation-prix attractif pour les trajets urbains quotidiens.

Le PureTech 110 représente un équilibre intéressant entre performances et économies. Monté sur des modèles comme la Peugeot 308, la Citroën C4 ou le DS 3 Crossback, ce moteur turbocompressé convient aux conducteurs effectuant des trajets mixtes ville-route. Sa puissance suffit largement pour les dépassements sur voie rapide sans compromettre la sobriété à l’usage.

Le PureTech 130 chevaux s’adresse aux automobilistes recherchant davantage de dynamisme. Proposé notamment sur les SUV comme le Peugeot 3008 ou le Citroën C5 Aircross, il permet de transporter famille et bagages sans forcer, même sur autoroute. La consommation reste contenue autour de 6 litres aux 100 km en usage mixte, ce qui constitue un argument de poids face aux motorisations diesel.

Comment adapter son choix entre le PureTech 110 ou 130 à sa conduite réelle ?

Votre kilométrage annuel influence directement le choix entre ces deux puissances. Pour moins de 15 000 km par an, principalement en ville et sur routes départementales, le PureTech 110 s’avère amplement suffisant. Vous économiserez environ 1 500 euros à l’achat par rapport au 130 chevaux, tout en bénéficiant d’une fiscalité légèrement plus avantageuse.

Les grands rouleurs parcourant plus de 20 000 km annuels, dont une part importante d’autoroute, apprécieront les réserves de puissance du PureTech 130. Les dépassements s’effectuent avec plus de sérénité et le moteur tourne moins haut à vitesse stabilisée. Cette différence se traduit par un meilleur confort acoustique lors des longs trajets et une usure mécanique potentiellement moins rapide.

Le poids du véhicule joue également un rôle dans cette équation. Un SUV compact pesant 1 400 kg sera plus à l’aise avec 130 chevaux, tandis qu’une berline compacte de 1 200 kg tire pleinement parti du 110 chevaux. N’hésitez pas à réaliser un essai routier sur votre parcours habituel pour ressentir concrètement ces différences.

La question de la fiabilité selon les millésimes du moteur Puretech

Les moteurs PureTech ont connu des problèmes de fiabilité sur les premières générations produites entre 2014 et 2018. Les courroies de distribution bain d’huile posaient problème sur certains exemplaires, entraînant des casses moteur prématurées. Ces soucis ont principalement touché les PureTech 110 et 130 de première génération montés sur 308, 3008 et leurs équivalents Citroën.

Quelques points à vérifier sur un PureTech d’occasion :

  • L’historique complet d’entretien avec changements d’huile tous les 15 000 km maximum
  • Le remplacement préventif de la courroie si le véhicule approche 100 000 km
  • L’absence de bruits anormaux à froid, signe potentiel de détérioration de la courroie
  • La présence du rappel constructeur éventuel effectué selon le millésime

Depuis 2019, Stellantis a progressivement corrigé ces défauts de jeunesse. La courroie humide a été renforcée et les intervalles de remplacement raccourcis à 120 000 km au lieu de 180 000 km initialement prévus. Les retours terrains montrent une amélioration sensible de la durabilité sur les millésimes récents, même si une vigilance reste de mise concernant l’entretien.

Faut-il se tourner vers les dernières évolutions du PureTech ?

Les PureTech de dernière génération intègrent des améliorations techniques bienvenues. Le système de dépollution a été optimisé pour répondre aux normes Euro 6d, avec un filtre à particules plus performant. La consommation en conditions réelles s’approche davantage des chiffres annoncés, grâce à une gestion électronique affinée du turbo et de l’injection.

L’hybridation légère fait son apparition sur certains modèles équipés du PureTech 130. Un alterno-démarreur de 48 volts récupère l’énergie au freinage et assiste le moteur thermique lors des accélérations. Ce système permet de gagner environ 0,5 litre aux 100 km en usage urbain, où les phases de décélération sont fréquentes. Le surcoût reste modéré, autour de 1 000 euros selon les finitions.

Pour un achat neuf, privilégiez systématiquement les millésimes 2021 et suivants qui bénéficient de toutes les corrections apportées. Sur le marché de l’occasion, un PureTech produit après mi-2019 avec un entretien suivi représente un compromis acceptable. Méfiez-vous particulièrement des exemplaires de 2015 à 2017 vendus à bas prix sans justificatifs d’entretien, ils risquent de vous réserver de mauvaises surprises.

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